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Innovation industrielle de CNR

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La sûreté des actifs industriels est une priorité pour CNR afin de garantir une sécurité optimale à ses employés et à ses usagers. L’innovation est donc permanente pour que les ouvrages et les structures soient améliorés en continu.

Digues CNR : auscultation haute précision par drones

Grâce à la miniaturisation des caméras, des capteurs et l’amélioration des algorithmes informatiques, il est désormais possible  d’effectuer des relevés topographiques précis des endiguements au moyen de drones. Aujourd‘hui, les 400 km d’endiguements de CNR sont surveillés par de l’inspection visuelle terrestre et auscultés par un réseau de piézomètres. En complément, la photogrammétrie par drones sera utile pour ausculter les secteurs les plus sensibles. Lancés il y a une dizaine d’années, 2 projets de recherche en collaboration avec l’IGN  (Institut National de l’Information Géographique et Forestière) permettent aujourd’hui d’effectuer les relevés photogrammétriques, de portions d’endiguements, avec une précision  centimétrique avec un seul point de contrôle sol. La photogrammétrie par drones est proposée par des sociétés spécialisées, bureaux d’études ou entreprises de topographie, tels Sintégra (Isère) ou SITES.

Boréal : la bio-calcification par bactéries des ouvrages en terre

Les événements de Xynthia en 2010 ou Fukushima en 2011 montrent l’enjeu pour une société de se protéger des grands aléas comme les crues et les séismes. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur comptent près de 3 000 km de digues qui protègent des territoires à forts enjeux (humains, industriels et agricoles) concentrés autour de grands cours d’eau : le Rhône, l’Isère et la Durance.

Grâce à une méthode innovante et respectueuse de l’environnement, le projet Boréal vise à renforcer la résistance des ouvrages face aux effets de l’érosion interne et du séisme. Il s’agit de tester la mise en œuvre et la résistance du traitement par bio-calcification (formation d’un dépôt calcifié biologique qui conserve la porosité permettant à l’eau de s’écouler librement) dans une digue soumise à un écoulement interne. Cette nouvelle méthodologie consiste à réaliser en quelques heures ce que la nature a fait en plusieurs millions d’années en transformant le sable en grès. Elle permet de renforcer les sols sans recourir aux solutions d’écran étanche ou d’injection de coulis de ciment. L’objectif est que le noyau de digue traité soit résistant à l’érosion interne et aux séismes.

Écluse CNR : des capteurs pour surveiller le vieillissement d’une porte

En juin 2017, CNR a signé un accord de collaboration avec le CEA, portant entre autres sur la modélisation du comportement des portes d’écluses et des ouvrages soumis à de fréquentes et très fortes contraintes d’utilisation. Cette modélisation est actuellement en cours sur la porte de l’écluse d’Avignon, avec le concours de la start-up Morphosense avec le CEA. A chaque remplissage ou vidange du sas, le comportement de la porte est monitoré en temps réel, ce qui permet d’établir une cartographie des déformations normales puis de définir des seuils d’alerte qui permettront à l’exploitant du site de disposer d’une méthode de maintenance prédictive. En cas de dépassement de seuil, il sera averti suffisamment tôt pour prendre les mesures de sûreté qui s’imposent.

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