Favoriser la capacité naturelle des sols à stocker l’eau

Les lauréats expérimenteront des pratiques culturales permettant d’améliorer la résilience des parcelles face au changement climatique, en restaurant la biodiversité et en facilitant l’infiltration et le stockage naturel d’eau. Dans cette optique :

  • La communauté d’agglomérations « Arche Agglo » (Ardèche), qui regroupe 41 communes, déploie un programme d’hydrologie régénérative sur 17 fermes en Drôme-Ardèche pour restaurer les fonctions naturelles des sols et favoriser l’infiltration de l’eau.
  • L’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural des Bouches du Rhône (ADEAR 13), expérimente dans le département des pratiques de maraîchage sur sols vivants, associant protection de la biodiversité et hydrologie régénérative.
  • L’Organisme de défense et de gestion de l’AOC Châteauneuf-du-Pape porte un projet collectif associant préservation de la ressource en eau, biodiversité et aménagements agroécologiques à l’échelle de l’appellation viticole.
  • La Communauté de communes Bugey Sud et l’Association pour le développement de l’agriculture biologique (ADABio) dans l’Ain accompagnent 8 exploitations viticoles dans la réduction des doses de cuivre et le développement des couverts végétaux.
  • La Fédération régionale des Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) en Auvergne-Rhône-Alpes, avec le projet « Sèche pas ta vigne », travaille sur la régénération des sols plus vivants et leur capacité à mieux stocker l’eau.
  • Le FiBL, Institut de recherche en agriculture biologique (Drôme), expérimente des pratiques pionnières d’agriculture biologique de conservation des sols, afin d’en améliorer la qualité et donc leur capacité de rétention en eau.
  • La Fédération départementale des Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) en Isère, mobilise plusieurs leviers agronomiques autour des enjeux du climat, de l’eau et de la biodiversité avec le projet « Les 3 coteaux suisses ».
  • En Camargue, les Chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône et du Gard poursuivent leurs travaux avec le Centre Français du Riz, pour adapter durablement la culture du riz aux évolutions climatiques.

Des structures agricoles qui essaiment et expérimentent collectivement

 

Cette nouvelle promotion illustre la capacité des territoires agricoles de la Vallée du Rhône à structurer des dynamiques collectives d’expérimentation et de diffusion des bonnes pratiques.

L’ensemble des projets retenus prévoit des dispositifs de partage d’expérience et de diffusion des résultats : démonstrations, journées techniques, partenariats avec l’enseignement agricole, communication scientifique ou ouverture à d’autres agriculteurs des territoires.

Chiffres clés

 

  • 8 projets lauréats accompagnés
  • 65 fermes accompagnées
  • 1 020 hectares de surface agricole engagés dans les expérimentations, sur un total de 3 500 hectares
  • Des projets accompagnés 3 à 5 ans, jusqu’en 2031
  • 1,4 M€ financés par CNR, soit une prise en charge de 65 % du coût total des
    projets en moyenne

« En vallée du Rhône, les agriculteurs éprouvent déjà les conséquences du changement
climatique sur l’accès à l’eau, la biodiversité et la qualité des sols. A travers le volet
agricole de notre « Plan 5Rhône », doté de 27 millions d’euros sur la période 2022-2027,
nous proposons des moyens d’accompagnement sur mesure, pour expérimenter des
solutions concrètes, pragmatiques et reproductibles. Cette nouvelle promotion de
lauréats traduit l’engagement constant de CNR pour répondre aux défis d’avenir du
secteur : sécuriser l’irrigation, optimiser la consommation d’énergie et préserver les
récoltes face aux aléas climatiques. »

Laurence Borie-Bancel, Présidente de CNR

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