Préserver la biodiversité le long du Rhône par des actions essentielles

La préservation des écosystèmes et de la biodiversité est un enjeu environnemental majeur, au moment où un grand nombre d’espèces sont menacées d’extinction. CNR s’engage, à travers plusieurs leviers, pour préserver et restaurer la biodiversité sur les territoires sur lesquels elle développe ses activités.

Les digues du Rhône : un écosystème précieux pour la biodiversité

L’entretien des digues du Rhône a un fort enjeu environnemental en plus d’un enjeu de sécurité, placés sous la responsabilité de CNR. Par l’entretien de la végétation, CNR concilie développement industriel, sécurité et préservation de l’environnement le long du fleuve.

Sur une partie des digues du Rhône, celui-ci s’effectue en collaboration avec des éleveurs locaux et leurs troupeaux : le pastoralisme est un très bon exemple de préservation de la biodiversité, puisqu’il permet d’éviter l’usage de pesticides, et de limiter les passages mécaniques à tous les 4 ans.

Faciliter la reproduction des espèces piscicoles 

Conscient de l’impact de ses barrages le long du Rhône sur les espèces piscicoles, CNR construit et entretient régulièrement un grand nombre de passes à poissons pour assurer la continuité piscicole

Elles permettent aux différentes espèces migratoires de remonter le fleuve pour rejoindre les zones de reproduction, flux indispensable pour le développement de la biodiversité sur le Rhône.

Favoriser les pollinisateurs pour préserver la flore

Particulièrement impactés par l’activité humaine et le changement climatique, les insectes pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes sauvages et donc dans la préservation de la biodiversité.

À travers le Plan National d’Actions et aux côtés d’organismes spécialisés, CNR développe des actions concrètes pour accroître les refuges et ressources alimentaires pour ces espèces menacées d’extinction.

Respecter le flux migratoire des oiseaux

CNR et sa filiale Vensolair, effectuent pour chacun de ses projets éoliens une étude environnementale qui comprend l’étude des trajectoires des oiseaux migratoires.

Si un risque existe, le projet éolien est déplacé, et peut même être abandonné afin de ne pas perturber les flux migratoires naturels des espèces concernées.

La science au service de l’environnement

L’ADN environnemental

Depuis 2013, CNR utilise et participe au développement des techniques d’inventaires de la biodiversité par ADN environnemental (ADNe). Le Rhône est ainsi l’un des premiers fleuves au monde à bénéficier d’un suivi de sa biodiversité par cette technique à très fort potentiel.

Membre fondateur de l’alliance internationale Vigilife, CNR travaille sur le projet « Rhône Fleuve Sentinelle » visant à déployer un réseau de suivi intégral de la biodiversité par ADNe sur l’ensemble du Rhône depuis sa source jusqu’à son embouchure.

La première phase de ce projet va consister à initier un démonstrateur sur 15 stations réparties entre la Suisse et la France afin de structurer un projet plus ambitieux sur le bassin du fleuve, en faisant émerger les partenariats scientifiques, techniques, institutionnels et financiers nécessaires à son déploiement sur le long terme.

La lutte contre la pollution plastique

En tant qu’aménageur du Rhône, CNR ne porte pas la responsabilité de la pollution plastique du fleuve, mais s’engage aux côtés de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, de la Fondation Tara Océan, de Plastic@Sea et de laboratoires de recherche pour accroître les connaissances scientifiques en la matière et suivre régulièrement le niveau de pollution plastique du fleuve.

Restaurer les lônes du Rhône : un engagement depuis 1998

Avec l’industrialisation du Rhône et la création d’un canal visant à favoriser le transport fluvial, les lônes se sont appauvries. En 1998, CNR et les acteurs locaux ont commencé un vaste programme de restauration écologique.

Repris en 2006 par le Plan Rhône, le programme a pour objectifs de redonner au Rhône un fonctionnement plus naturel, notamment concernant le transport sédimentaire, de favoriser la biodiversité et d’augmenter les effets bénéfiques des crues au sein des lônes.

Ainsi, la mission de CNR est d’anticiper et de préparer le fleuve aux impacts du réchauffement climatique. 

La gestion sédimentaire : une responsabilité à fort enjeu environnemental

En collaboration étroite avec les Services Industriels de Genève (SIG) et la Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (SFMCP), les équipes de CNR surveillent toute l’année les niveaux de sédiments (graviers, limon, sable…) qui s’accumulent au pied des barrages.

Dans ce cadre une opération de gestion des sédimentaires est menée tous les 3 à 4 ans. L’objectif de cette opération consiste à faire transiter graduellement jusqu’à 1,5 millions de m3 de sédiments du fleuve jusqu’à la mer Méditerranée afin d’éviter les risques d’inondations de certains quartiers de Genève.

L’enjeu environnemental de cette opération est fort : les sédiments sont des matières essentielles au maintien de l’équilibre sédimentaire du fleuve. L’impact éventuel de l’opération sur la faune et la flore ainsi que sur la qualité de l’eau doit également être mesuré et maîtrisé.

À chaque opération, qui dure en moyenne une dizaine de jours, près de 400 agents de CNR sont mobilisés pour limiter cet impact et assurer la bonne tenue de la gestion des sédiments.

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