Le Rhône à vivre

Favoriser la pêche

En restaurant les milieux naturels, en augmentant les débits dans les bras naturels du Rhône et en construisant des passes à poissons, CNR crée les conditions pour développer une riche faune piscicole. Partenaire des fédérations de pêche, CNR soutient des actions pour initier les plus jeunes et développer la pratique.

peche-dans-le-rhone-secteur-de-grignyLe Haut-Rhône destination de pêche privilégiée

L’augmentation des débits réservés, la restauration des milieux naturels très riches que sont les lônes, la préservation du Vieux Rhône et une gestion piscicole adaptée, en concertation avec les fédérations de pêche, portent leurs fruits. Le Haut-Rhône est redevenu une destination incontournable pour les amateurs de pêche.

Stratégie poissons migrateurs sur le Bas-Rhône

CNR participe activement à la stratégie pour la reconquête du Rhône par les poissons migrateurs. Initiée en 2009, cette stratégie vise à restaurer la continuité piscicole du fleuve, de la mer à la confluence du fleuve avec la Drôme (rive gauche) et l’Eyrieux (rive droite). Pour CNR, elle se concrétise par l’aménagement de dispositifs de franchissement sur ses ouvrages. Intégrée au Plan Rhône, cette stratégie regroupe, en partenariat avec l’Union Européenne et l’Etat, les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Languedoc-Roussillon, l’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques), l’association Migrateurs Rhône Méditerranée et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse.
Par exemple, la restauration de la continuité écologique du Bas Gardon, un affluent du Rhône, favorise la migration des espèces menacées (anguille, alose, lamproie).

Soutien aux fédérations de pêche

peche-dans-le-rhone-secteur-de-caderousseDans le cadre de ses Missions d’intérêt général, CNR a noué des partenariats avec l’ensemble des fédérations de pêche de la vallée du Rhône. CNR apporte un soutien technique et financier à leurs projets, par exemple pour la création de parcours spécifiques de pêche (ombre commun, carnassier) dans les lônes ou contre-canaux, milieux naturels de qualité remarquable. Des parcours qui dynamisent le tourisme lié à la pêche. Par ailleurs, la réalisation de pontons de pêche accessibles aux personnes à mobilité réduite ouvre cette pratique à un nouveau public. Enfin, les ateliers Pêche Nature sensibilisent les scolaires aux milieux naturels aquatiques et au respect de la biodiversité.

G.Guillaud

Gérard Guillaud
président de la Fédération de Savoie pour la pêche et la Protection du milieu aquatique

Le Haut-Rhône était une destination mythique, appréciée notamment pour la pratique de la pêche à la mouche de l’ombre commun ainsi qu’un site majeur pour les poissons carnassiers comme le brochet. (...) Aujourd’hui, il est redevenu une destination halieutique incontournable.

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En chiffres

 

L’ensemble des fédérations départementales de pêche de la vallée du Rhône délivrent chaque année 230 000 cartes de pêche.

3 espèces de poissons migrateurs menacées sur le Rhône

Les poissons migrateurs dits amphihalins doivent se déplacer entre l’eau douce et la mer pour réaliser leur cycle biologique complet :

  • L’anguille naît en milieu marin, migre vers les fleuves pour grandir et atteindre l’âge adulte avant de retourner vers l’océan pour s’y reproduire. La population d’anguilles ne serait plus aujourd’hui que de 10 à 30 % de ce qu’elle a été.
  • L’alose et la lamproie naissent en eau douce et vivent quelque temps en zone fluviale et/ou en estuaire pour grandir et s’acclimater à la salinité croissante. Puis elles migrent vers le milieu océanique pour atteindre l’âge adulte, avant de remonter les fleuves pour s’y reproduire.

Ces poissons migrateurs utilisent par conséquent plusieurs habitats (frayères, nourriceries, zones d’abris) en milieu fluvial. Ils ont besoin d’une bonne connectivité entre ces habitats parfois distants de plusieurs dizaines de kilomètres pour pouvoir compléter leur cycle vital. La dégradation de ces habitats, voire leur disparition, ainsi que les barrages et les seuils qui réduisent fortement la connectivité dans les grands fleuves ont contribué à la réduction des populations des poissons migrateurs et à la disparition de certaines espèces.