Modèle CNR

Une nouvelle gestion franco-suisse des sédiments du Rhône

Assurer le transit des sédiments : une nécessité

La vidange de la retenue de Verbois en Suisse est régulièrement réalisée par son exploitant, les Services Industriels de Genève depuis sa mise en eau en 1942. Pourquoi ? Eviter l’inondation de certains quartiers de Genève, provoquée par l’accumulation de sédiments (argile, limon, sable…) charriés par l’Arve, un affluent qui se jette dans le Rhône juste en aval de Genève.

32 - Vue aérienne EtournelCes opérations, réalisées tous les 3 à 4 ans, avec un abaissement partiel de la retenue, entraînent un flux de sédiments sur l’ensemble du linéaire du fleuve et nécessitent de la part de CNR un accompagnement et un suivi sur ses propres ouvrages entre la frontière suisse et Lyon. L’objectif : limiter les impacts pour garantir la sûreté hydraulique, la qualité de l’eau et plus largement l’environnement.

Les chasses suisses de 2012 ont été marquées par des conditions exceptionnelles : la quantité de matériaux évacués des retenues suisses a été trois fois supérieure à la précédente édition et une mortalité piscicole a été constatée à l’amont de Génissiat. CNR, sur le périmètre de sa concession, a respecté ses engagements pour faire transiter les sédiments et n’a généré aucun impact sur l’environnement.

Suite à cela, de nouveaux scénarios ont été étudiés et évalués pour limiter les risques et optimiser la gestion des sédiments sur le Haut-Rhône.

Une nouvelle gestion mixte et concertée sur 10 ans

Centrale hydroelectrique Franco-Suisse sur le Rhone, Chancy, SuisseLes 3 exploitants industriels (SIG, SFMCP l’exploitant du barrage de Chancy, Pougny et CNR) et les autorités franco-suisses, qui délivrent les autorisations, ont retenu un nouveau mode de gestion sédimentaire établi sur 10 ans. Ce dispositif a fait l’objet d’une large consultation auprès des parties prenantes (élus, associations environnementales, riverains, industriels) lors de réunions publiques et a été officialisé en mai 2015.

Etabli pour la période 2016-2026, ce nouveau mode est composé de 3 volets :

  • Un abaissement partiel des retenues de Verbois (10 à 12 m au lieu de 18 m) et Chancy-Pougny tous les 3 ans, accompagné par une gestion spécifique par CNR de ses 6 ouvrages du Haut-Rhône
  • Des dragages complémentaires réalisés sur les retenues pour éviter leur comblement et ainsi mieux gérer le volume de matériaux à évacuer.
  • Un accompagnement des crues de l’Arve par les SIG pour favoriser le transport le plus en aval possible des sédiments qu’elle porte, grâce à un débit plus élevé du fleuve.

Fait nouveau et important pour la maîtrise des risques : les SIG se sont engagés à maîtriser les taux de matières en suspension à la frontière suisse, sur les mêmes normes déjà suivies par CNR depuis 1981 au pont de Seyssel. Cela évitera une arrivée massive de matériaux dans la retenue de Génissiat, la 1ère de la chaîne hydroélectrique française.

A la demande des Services Industriels de Genève, des premières opérations d’abaissement partiel du barrage de Verbois sont prévues du 19 au 31 mai 2016.
Voir le communiqué de la Préfecture de l'Ain

En téléchargement

  • Gestion transfrontalière des sédiments du Rhône : de nouvelles solutions à l'étude – communiqué de presse – octobre 2014

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  • La Suisse et la France s'accordent sur une nouvelle gestion des sédiments du Haut Rhône – communiqué de presse – mai 2015

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  • Réunion publique d'information le 20/04/2016 à Belley

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  • Communiqué de presse CNR/SIG et SMCP du 12 mai 2016


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EN IMAGES

Explications des autorités françaises et suisses sur ce nouveau mode de gestion sédimentaire

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